Box-Office France 2026, une fréquentation au beau fixe pour les cinéma français

Les salles se portent bien ! Voilà une exclamation qui témoigne d’un enthousiasme certain pour un secteur qui s’est fait des frayeurs en 2025. Certes, il fallait vraiment nuancer les mauvais chiffres d’exploitation de l’an dernier qui montrait surtout qu’en l’absence de films forts et rassembleurs, les cinémas en subiront toujours les conséquences. En juillet 2025, on plafonnait à 89,61 millions d’entrées. En 2026, 107,98 millions de tickets ont été vendus, soit une hausse important de 20.5 % !

De solides leaders

Il faut dire que cette première moitié de l’année profite à plein de gros succès qui étaient absents de 2025 : MARSUPILAMI (6,1 millions), SUPER MARIO GALAXY (5,535 millions), MICHAEL (5,579 millions*), L’ODYSSEE (4,691 millions*), TOY STORY 5 (4,073 millions*)… Bientôt SPIDER-MAN BRAND NEW DAY (qui a réalisé l’un des meilleurs démarrages de tous les temps avec 3,2 millions d’entrées en 1 semaine !). Les têtes d’affiche ne déçoivent pas et dès que la machine est lancée, les cinémas en profitent. Le marché a connu peu de fluctuations négatives (hormis mars, assez faiblard, et début juin) et connait un été flamboyant, grâce notamment à Christopher Nolan mais pas seulement : les films d’animation (TOY STORY 5 et LES MINIONS), le diptyque DE GAULLE (4,3 millions pour les deux films), une comédie (succès surprise du film DE LA COMEDIE FRANCAISE qui dépassera le million d’entrées). Même VAIANA s’en sort mieux en France qu’ailleurs (déjà 1,8 million d’entrées cumulées). Comment l’expliquer ? D’abord les films qui touchent un public différent (une complémentarité qui a cruellement manqué en 2025) et aussi les fortes chaleurs qui ont poussé certains spectateurs à rechercher la fraicheur des salles. Mais globalement, la météo est une variante difficile à prendre en compte, tant celle-ci n’a pas le même impact selon les années.

Une offre riche

Soulignons également la belle performance d’autres films comme LE DIABLE S’HABILLE EN PRADA 2 (2,8 millions), GOUROU et JUSTE UNE ILLUSION (2 millions d’entrées chacun), DISCLOSURE DAY (1,2 million) ou encore L’AFFAIRE BOJARSKI (1,1 million) et MARTY SUPREME (1 million). On n’oubliera pas les deux phénomènes OBSESSION (1,7 million*) et BACKROOMS (1,4 million). Il y a eu aussi quelques belles surprises comme THE DRAMA (841 358 entrées), L’ABANDON (680 678 entrées), NUREMBERG (548 876 tickets vendus) ou aussi HAMNET (547 172 entrées).

Les discours alarmistes ont donc été effacés au profit d’une certaine réjouissance. Pourtant, les baisses et montées d’entrées ont toujours fait partie du box-office. Certes, nous avons eu des années 2010 extraordinaires en terme de fréquentation (qui seront difficile à atteindre de nouveau), mais le marché revient peu à peu au niveau des années 2000 (qui oscillait de 160 à 190 millions d’entrées annuelles). Si vous aimez les chiffres constatez par vous-mêmes sur ce site (voir ici) où toutes les entrées sont compilées depuis des décennies. Avant toute chose (et hors crise majeure), les cinémas resteront vivants tant que des films qui parlent aux spectateurs y seront projetés.Toutefois, n’occultons pas les rejets violents comme SUPERGIRL (450 778 entrées) et, surtout, de nombreuses comédies françaises. Ce genre, si aimé de tout temps, est clairement dans une mauvaise passe depuis l’après pandémie. Hormis quelques arbres qui ont caché la forêt (comme UN PTIT TRUC EN PLUS et ses 10 millions d’entrées), les revers s’enchainent. On sauvera CHERS PARENTS qui a frôlé le million, mais les autres sont à la peine : L’INFILTREE (496 000 entrées), COCORICO 2 (661 575 entrées) C’EST QUOI L’AMOUR ? (318 574 tickets vendus), LES K’ D’OR (280 387 entrées), POLICE FLASH 80 (264 391 entrées), MAUVAISE PIOCHE (239 858 entrées), LES PARFAITS (191 000 entrées*)… Ce désamour s’explique par un manque de popularité des comédien(ne)s et une réticence moderne envers un genre qui a fait tout et n’importe quoi ces dernières années. Aujourd’hui, il ne reste plus que la bande à Fifi qui semble capable d’atteindre les sommets au box-office…

Une suite prometteuse

Alors jusqu’où peut aller 2026 ? Les grosses années à 200 millions d’entrées ne semblent pas si inatteignables même s’il faudra de belles performances dans les quatre mois à venir pour atteindre ce seuil inespéré. La visée de l’année 2013, qui s’était achevée à 193,7 millions, est plus réaliste. À juillet, cette année là plafonnait à 109,8 millions (soit seulement 2 millions de tickets d’écart avec 2026). Surtout, ces quatre mois ont de sacrées cartouches : LA PAT PATROUILLE (qui vient de sortir et dont les deux premiers opus ont cumulé plus de 4 millions d’entrées), LA FIN D’OAK STREET (le 12 août), la palme d’Or FJORD (le 19 août), THE DOG STARS (le 26 août), RESIDENT EVIL (le 16 septembre), le très attendu HEART OF THE BEAST avec Brad Pitt (le 23 septembre) et l’hors normes DIGGER avec Tom Cruise (le 30 septembre). Mais aussi LES MISERABLES (relecture d’un des plus grands classiques de la littérature française, le 14 octobre), MOULIN (le 28 octobre), les retours d’Albert Dupontel (IL FAUT BRULER MAMAN, le 11 novembre) et Johnny Depp (SCROOGE le 11 novembre), HUNGER GAMES (le 18 novembre), le come-back du duo De Niro-Stiller dans MA BELLE-FILLE, MON BEAU PERE ET MOI (le 25 novembre), un Disney original (BILLIE, le 25 novembre), une nouvelle aventure des gaulois avec ASTERIX en animation (le 2 décembre) et bien sûr le terrible affrontement AVENGERS DOOMSDAY – DUNE 3 le 16 décembre qui finira l’année en beauté, probablement bien accompagné par JUMANJI 4 (le 23 décembre).

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